Estivaux
La mémoire de la commune
Estivaux (Estivau en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont des Estivaloises et Estivalois.
Au fil de l’histoire
Il est question de l'église pour la première fois vers 1111 dans la chronique de Vigeois quand le moine qui l'a écrite rapporte l'assassinat d'Ebles II de Comborn par son oncle Bernard 1er devant celle-ci.
La paroisse eut pour patron saint Paul, vers 824, puis saint Martial et aujourd'hui saint Loup, évêque de Limoges. Le titulaire de l'église, selon l'Abbé Echamel, est saint Martial. Saint Martial évangélisa de bonne heure la contrée et passa dans le pays en se dirigeant vers Limoges. La renommée de ses miracles se répandit dans tout le pays et chacun voulut voir l'homme de Dieu qui opérait de si grands prodiges.
Le cimetière
Jadis, le cimetière était autour de l'église. On y enterra, toujours d'après la Monographie de l'Abbé Echamel, jusqu'à l'année 1817. Le niveau de la place a été considérablement abaissé. On enterrait même dans l'église. Pourtant, il a été interdit d'enterrer dans les églises depuis l'ordonnance du roi le 3 septembre 1778... sauf à Estivaux !
"le 12 mai 1816, en présence de Jacques Nauche, juge de paix à Vigeois, en vertu de l’arrêté du Conseil municipal du trois de ce mois, le conseil a examiné le susdit rapport en présence de M. Brunot, maire de cette commune, partie intéressée qui a assisté à la séance du conseil. Le conseil a ensuite demandé à M. Brunot s'il consentait à céder à la commune les dix ares et demie de terrain énoncés dans le susdit rapport*, en échange contre le lambeau de cimetière qu'il réclama dans la séance du trois de ce mois, sans qu'il soit fait aucun retour, quoique les dix ares et demie devaient excéder en valeur le susdit lambeau de cimetière de la somme de soixante francs. Ledit sieur Brunot a déclaré consentir au susdit échange sans aucun retour..."
* "une partie de la Chènevière appelée La Pradelle, située dans ledit bourg, au tènement de Lostanges, laquelle partie de la Chènevière appartient aux héritiers du sieur Brunot, bourgeois, confronte de deux cotés au restant de ladite chènevière, de l'autre coté à la chènevière des héritiers de Jean Porcher, dit la Serve, et d'autre coté à la chènevière de Jean Porcher, dit Reymond, qui contient 278 toises carrées, pacte fait en présence de Guillaume Boisserie, sonneur de cloches et de Pierre Masdupuy, journalier".
Le cahier de doléances de la paroisse d'Estivaux.
Le 15 décembre 1908 en fin d'après-midi, entre les gares d'Allassac et d'Estivaux, le train omnibus no 742 de Brive à Limoges, au départ de la gare d'Allassac, est percuté par le train de marchandises no 2320 dans le tunnel de Pouch, causant la mort de 15 personnes.
Les origines du nom
Du latin aestivalis, lieux d'estivage.
Un patrimoine à découvrir
Église Saint-Martial, avec clocher-mur. L'une de ses cloches, datant de 1474, est classée au titre des monuments historiques, alors qu'un buste-reliquaire du XVIIe siècle en bois représentant saint Loup y est inscrit.
Monument aux morts d'Estivaux.
Dolmen de Pierrelevée.
Le château de Comborn, sur la commune voisine d'Orgnac-sur-Vézère est visible depuis un belvédère établi en bordure de la route départementale 9E2, à Estivaux, entre le bourg et le pont de Comborn.
Des vies liées à la commune
Mathilde Faucher, la Résistante qui a caché deux enfants juifs pendant la guerre, reçoit le 24 janvier 2010 à Estivaux le titre de "Juste parmi les Nations". Elle est décédée à Brive le 4 août 2018, âgée de 105 ans. L'abbé Marius Echamel, curé d'Estivaux, qui a publié la "Monographie d'Estivaux" en 1922 à destination de ses ouailles.
Le paysage et le village
Commune située sur la Vézère, à 9 km à l'ouest de Perpezac-le-Noir et sur la ligne Paris-Toulouse entre Vigeois et Allassac.
Lieux-dits et hameaux situés sur la commune : le Mons, Freyssinet, Cessac, Pouch, Chatras, le Theil, la Barrière, le Mas...
Estivaux est limitrophe de six autres communes. Les communes limitrophes sont .


